Check here other calls and fellowships.       Keep updated on Twitter and Facebook.


Si vous voulez lire la recension en Italien, la voici.


Bien que mon doctorat soit en philosophie, l’histoire occupe une grande partie de mon projet de recherche. Les défis méthodologiques sont ainsi multipliés. Une grande difficulté est la gestion des photos d’archive: comment travailler avec des centaines, des milliers de photographies?

Avec Excel, bien évidemment. Un evergreen qui permet de faire presque tout avec ses tableaux, macros, formules. Mais je n’ai pas le talent nécessaire pour le personnaliser de manière profitable. Voilà pourquoi Tropy – research photo management a été une agréable surprise. Un logiciel absolument gratuit et stable. Tropy a été développé expressement pour la recherche, et son nom fait référence à un ambitieux processus d’inversion de l’entropie. Voici la recension liée à mon expérience avec cet outil, qui s’est avéré jusqu’à présent précieux. Eureka!

Qu’est-ce que Tropy?

Très brièvement, Tropy est un logiciel pour gérer les photographies d’archive:

  • permet d’organiser les photos en dossiers, sous-dossiers et tags
  • permet d’ajouter des commentaires et des transcriptions (ou des liens)
  • bénéficie d’une assistance très proche aux utilisateurs: il est régulièrement mis à jour et le forum est le lieu où utilisateurs et développeurs discutent des modifications à faire.
  • est très simple à utiliser, au moins à un premier niveau de gestion.

Comment fonctionne-t-il?

Premiers pas – création du projet et gestion des fichiers

J’ai installé tropy sur Windows 10, et je n’ai jamais utilisé la version Mac. Le logiciel est léger (75MB), très stable (aucun crash en trois mois d’utilisation; quelques petits bugs résolus en redémarrant Tropy) et aussi très intuitif. Deux ou trois heures sont suffisantes pour en comprendre la logique et les manipulations plus importantes. On commence par la création d’un nouveau “projet”, qui définit le périmètre de travail. Ceci crée un fichier “.tpy” dans le dossier de votre choix. Ensuite vous pouvez importer les photos dans le projet comme vous feriez par exemple sur Lightroom. Vous pouvez ensuite les organiser en “listes” (équivalent des dossiers) et “item”, les sous-dossiers et l’unité minimale de triage. A l’intérieur de ces items, les photos.

Dans la colonne de gauche les “listes”, que j’ai appelé avec le numéro de boite de l’archive; au milieu les “items” de la liste séléctionnée (en bleu). Chaque item montre la première photo qu’il contient.

Evidemment toutes les listes et les items peuvent etre nommés et renommés; les touches clavier sont celles de windows ou word. Aucune surprise donc: trainer deux photos créer un nouveau dossier qui les réunit, par exemple, et tous les éléments peuvent etre coupés/collés/copiés.

NB. Tropy sauvegarde automatiquement de manière continue; ce que vous avez fait vous le retrouverez à l’ouverture.

Deuxième phase – travailler sur les photos

Voilà pour ce qui concerne l’organisation des photos. Ensuite, voici l’écran d’une seule photo:

Dans la colonne de gauche vous voyez les metadata et les tags; plus bas la liste des photos incluses dans le “item” (ici une seule). Plus bas encore une liste des “notes” relatives à la photographie ouverte, qui est visible en grand à droite; en dessous, le tableau d’écriture.

Ceci est l’écran où le vrai travail commence. En haut la barre des outils: zoom, rotation, adaptation à l’écran et d’autres manipulations de la photo. A droite un éditeur limité mais précieux pour modifier contraste et exposition, ou pour créer un négatif (très utile pour travailler avec des microfilms). En bas une feuille d’écriture avec beaucoup d’options de formattation, simplifié par rapport à Word, mais suffisamment riche pour bien organiser les transcriptions et les commentaires.

On ne peut pas changer la couleur du font, ce qui pourrait être utile pour distinguer différents types de commentaires; mais ceci sera peut-être intégré par une prochaine mise à jour. En ce moment on discute d’ajouter la possibilité d’agrandir ou modifier la taille du font.

Selon notre manière de travailler le texte, nous pouvons ajouter des tags au document, comme il est possible de voir dans cette photo à droite. Les tags de chaque photographie seront ajoutés à tout le item; si vous avez une page où l’on parle du menu des hors d’oeuvres, et une deuxième page avec les desserts, lorsque vous créez les tags “hors d’oeuvre” et “desserts” vous retrouverez avec un seul item qui inclut les deux tags. Un nombre virtuellement infini peut être ajouté aux items.

Aux tags peuvent etre assignées des couleurs spécifiques, que vous voyez dans les photos ci-dessus. Le développement d’une logique claire et efficace du système des tags est certainement le défi crucial du travail d’archive, et Tropy fournit des outils qui facilitent cette tache. Qui plus est, les tags eux-memes sont modifiables, donc vous pouvez perfectionner votre logique au fur et à mesure du travail.

NB. Malheureusement la recherche des tags ne marche qu’avec le mot précis, non pas avec des lettres à l’intérieur du tag. Une fonction que l’on espère voir bientôt.

Je n’ai rien écrit à propos des metadata, c’est-à-dire les données qui sont à définir en amont: ils incluent par exemple les modalités et détails de la photo, comment elle a été prise, quand, etc. Pour définir les metadata il faut créer un template ad hoc. Je ne l’ai pas fait donc je me tais.

Mini-FAQ suite à mon expérience.

Voilà pour ce qui concerne le fonctionnement basique de Tropy. Un autre aspect du problème est la gestion des problèmes. Je n’ai pas encore eu de traumatismes à cet égard, mais voici quelques remarques:

  • Si vous enlevez les photos de votre PC, le projet de Tropy reste intact, mais ne peut pas visualiser les photos. Il vous signalera à chaque ouverture qu’il ne trouve pas les photos. Il existe une manipulation permettant à Tropy de repérer la nouvelle position des photos, mais je ne l’ai pas essayée.
  • Si vous modifiez les photographies (résolution, noir et blanc, etc.) et maintenez les dossiers et les noms, Tropy les reconnaîtra sans soucis.
  • Il vaut mieux travailler avec des photographies légères: j’ai essayé de travailler avec les photos originaires (10MB chacune) et le projet, avec environ un millier de photos, étail très lent. J’ai modifié les photos avec lightroom pour en améliorer la qualité et réduire la taille (1.5MB chacune) et tout est devenu bien plus rapide.
Autre chose?

Conclusion: Tropy est en train de sauver ma vie, même sans en exploiter toutes les possibilités. Je craignais découvrir un instrument utile mais très complexe, qui requiert des mois de préparation / planification et un usage intense pour rentabiliser l’investissement d’énergies et de temps; heureusement ce n’est pas le cas. Tropy est pratique, intuitif, clair. bref, c’est un logiciel utile.

Cette recension est tout de même le fruit de mon expérience, plutôt limitée. Si vous avez des commentaires, des questions, ou des remarques par votre usage de Tropy, dites-le nous!


What we do || Who we are || Join AIR project.

6 thoughts on “Un logiciel pour gérer les photographies d’archives: notre recension de Tropy

  1. J’ai été séduit par votre présentation jusqu’à ce que je lise “il vaut mieux travailler avec des photographies légères”. Hors de question que je retraite mes milliers de photos d’archives. Par ailleurs, les tags perdent pour moi tout intérêt si on ne peut pas chercher des mots tronqués. Windows retrouve très bien mes dossiers thématiques avec des cotes d’archives et qq mots clés. Je vais continuer à travailler à partir de répertoires windows classés comme les centres d’archives, et des renvois que je fais moi-même dans mon fichier excel, en renvoyant à des fichiers word eux-aussi classés comme les centres d’archives avec des “fantômes” quand je fais un fichier thématique. Au moins, mon fichier word peut être mis en forme pour une édition quasi-scientifique, et je peux faire toutes les recherches que je veux.

    Like

    1. Bonjour,
      je suis totalement d’accord avec vous quant à la fonction de recherche par mots tronqués; mais vu que c’est un problème pour de nombreux utilisateurs, je suis certain que cette fonction sera intégrée.
      Pour ce qui concerne la taille des photos, c’est un problème que l’on peut résoudre assez facilement: avec lightroom on peut faire des modification de groupe, et la qualité reste la meme sans modification de résolution (du moins en JPG) – et c’est une manipulation rapide. Pour ce qui me concerne, je garde un back-up des photo originales en grand format mais je travaille sur les versions améliorées.

      Like

    2. Bonjour, aujourd’hui j’ai découvert avec plaisir que la nouvelle version de Tropy dispose de la recherche complexe: un petit pas pour l’homme, un énorme pas pour les archives!

      Like

    1. Bonjour Sean,
      je mets toute de suite à jour le texte dans ce cas: merci de l’avoir précisé. Quant aux idées, j’ai déjà soumis cette question et je suis régulièrement le forum: j’ai confiance dans les prochains updates!

      Like

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s